Dorian Gray (Editions Daniel Maghen)

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Dorian Gray (Editions Daniel Maghen)

Sur la couverture de l’album, juste sous le titre, est indiqué en tout petit : «d’après le roman d’Oscar Wilde». A la fin de la lecture, et après quelques vérifications, on pencherait plutôt pour un passage fidèle du texte à la BD tant cette dernière suit à la lettre l’œuvre du dandy anglais. Les vingt et quelque chapitres ont été regroupés en cinq actes vraisemblablement en référence à la façon de la tragédie classique ou pour mieux rappeler que Wilde est avant tout connu pour son théâtre.

Ce découpage est la grande réussite du scénariste et dessinateur Corominas. Cela lui permet d’instaurer un «code couleur» pour illustrer la chute morale de cet homme physiquement figé dans une jeunesse éternelle. Les couleurs, très chaudes au début, virent peu à peu au violet, puis à ce jaune «glauquy» pour se terminer en pourpre et noir.

Le dessin est subtil, voire trop. A force de s’inspirer de l’art déco pour restituer une époque, Corominas semble parfois mal à l’aise. On le préfère avec le crayon dans son époque, comme avec ses illustrations pour Marvel ou Heavy Metal.

Au fil des pages, on peut aussi être agacé par le côté aphoristique des dialogues. Ce pétillement d’intelligence s’adapte mieux à un roman qu’à une bande dessinée. Les thèmes majeurs de l’œuvre répondent présent, mais rares sont les fois ou Corominas dépasse le stade de l’esquisse (alors que ses aquarelles s’avèrent très poussées).

Le dessin explore forcement le côté fantastique et esthétisant de l’œuvre. Par contre, on peut être déçu de ne pas retrouver au fil des pages, les thèmes plus philosophiques de l’hédonisme et surtout de la dualité entre l’art et la morale.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre originale, mais adorent les belles histoires… pourquoi pas ?

Note: ★★☆☆☆

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