Les petits soldats – Tome 1 : Le pigeon voyageur, de Krassinsky et Delval (Vents d’Ouest)

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Les petits soldats – Tome 1 : Le pigeon voyageur, de Krassinsky et Delval (Vents d’Ouest)

Une jolie petite histoire – une romance – à une période trouble d’il y a un siècle et demi, dans des pays imaginaires aux noms évocateurs… Le tout raconté, images à l’appui, dans un style séduisant et enjôleur. Et puis, ce n’est pas compliqué !

Le hic, c’est qu’il ne s’agit que du premier tome, intitulé Le pigeon voyageur. Pour la suite et fin de l’aventure, il faudra attendre un temps mystérieux. Dommage, quand on veut savoir ce qu’il adviendra de Frantz, le jeune poète bien évidemment rebelle…

Dans la capitale de Czisletovie, Frantz, un crève-la-faim qui entretien une rivalité amoureuse avec le strict Friedrich tentera d’échapper à la conscription. Car Sigismond, le tout jeune Empereur vient de déclarer la guerre au pays voisin, la Dalmaszie. A ce stade, on se croirait dans l’univers d’Astérix le gaulois compte tenu des noms drolatiques attribués. Mais l’histoire se veut tout de même plus sérieuse, même si la plupart des personnages – en l’occurrence les méchants – ressemblent à des caricatures, voire à des créatures monstrueuses tirées de la Science-fiction. Les dessins de l’urbanisme des cités imaginaires, les intérieurs ne sont pas en reste. Il faut dire que tant le scénariste, Jean-Paul Krassinsky, que le dessinateur, Julien Delval ont officié dans l’illustration de jeux de rôles. En bref, c’est somptueux.

Pas étonnant, dans ces conditions, que l’on se sente réellement transporté dans des univers spécifiques et tout à fait crédibles.

Crédible… L’histoire l’est un peu moins, mais s’il l’on veut bien admettre qu’il s’agit d’une romance, alors ça passe tout seul. D’ailleurs, pour en revenir à l’intrigue de la rivalité amoureuse entre Franz et Friedrich, elle trouvera sa solution par le départ de l’un à la guerre et la cavale du second. On l’aura deviné, c’est le poète qui part en cavale, sous le haut patronage d’un agent très spécial, poudré et perruqué, le musik maester de l’Empereur him-self. Sa mission : aller porter un message au chef de l’Etat de Dalmaszie.

Pas la peine d’en raconter davantage, au risque de tout dévoiler d’une amorce d’histoire qui se trouve interrompue par la fin du premier tome.

Note: ★★★½☆

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