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Une comédie jouissive – À ne surtout pas confondre avec la chaîne américaine de distribution de cafés chauds ou glacés ! Notre Starbuck est ici un alias utilisé par un certain David Wosniak lorsqu’il était étudiant (un peu) et donneur de sperme (surtout)… À 42 ans et maintenant livreur de viandes au sein de la boucherie familiale, notre super héros de la branlette apprend que sa précieuse semence a donné vie à 533 enfants.

Le postulat de cette comédie québécoise est donc ambitieux et plutôt risqué : si les critiques n’étaient pas aussi dithyrambiques, je ne me serais certainement pas déplacé… à tort !

On rigole dès la première séquence et le sourire ne vous quitte quasiment plus jusqu’à la fin. Cette histoire de paternité multiple nous est servie avec un humour vif et irrévérencieux, les dialogues en Français du Quebec – parfois sous-titrés pour les oreilles novices du vieux continent – accentuent le comique de manière délicieuse et la mise en scène est aussi précise que sensible.

C’est vrai, on peut regretter la présence un peu envahissante des bons sentiments, mais ce pécher véniel est largement pardonné au regard de l’ensemble. Le couple Ken Scott/Patrick Huliard fonctionne à merveille tant le réalisateur a su mettre en avant la première qualité de son acteur : son instinct de la comédie.