L’insatiable Homme-Araignée, de Pedro Juan Gutteriez (13E Note)

Ce quartier a de quoi mettre le moral à zéro à n’importe quel type, mais les femmes y ont été crées pour le lui remonter. Presque toutes sont des vauriennes, vulgaires et dépravées. Certaines se distinguent parce qu’elles sont un peu mieux habillées. Ce qui me plait, c’est qu’elles sont toutes différentes. Comme me dit une amie espagnole : « Amuse-toi maintenant. Quand vous serez aussi uniformisés qu’en Europe, tu t’ennuieras ferme. »


C’est une bien belle carte postale de La Havane que nous ont envoyée les Editions 13E Note. Pour booster votre rentrée ruez-vous sur L’insatiable Homme-Araignée. Si vous ne connaissez pas Perdo Juan Gutiérrez, c’est l’occasion. Et si vous avez aimez la Trilogie Sale de La Havane ou encore Animal Tropical, vous retrouverez ici toutes les couleurs, tous les personnages de ce peintre de la société cubaine.

Dix-neuf récits de vie dont le fil rouge semble être la fixette du narrateur sur l’odeur des dessous de bras. Drôle, juste et cynique, le double de l’auteur – anti-héro caribéen – nous entraine dans les rues agitées de la capitale cubaine. Il nous en décrit la pauvreté et le sexe pour, au final, nous montrer la violence et l’énergie de ces laissés pour compte. Les quartiers sont écrasés de lumière, mais nous restons à l’ombre avec les putes, les dealeurs et les indigents, sans oublier la vielle mère qui tchatche avec les morts.

Une réussite solaire et sordide.

L’insatiable Homme-Araignée, de Pedro Juan Gutteriez (13E Note) – Sortie le 22 août 2012

Note: ★★★★☆