Maleficium, de Martine Desjardins (Libretto)1 minutes de lecture

L’idée est séduisante, au point de paraître racoleuse. L’auteure en parle tellement bien à la radio, avec la gourmandise de la langue québécoise…

A la fin du 19ème siècle on retrouve les écrits d’un prêtre, confesseur par destination. Il reçoit les confidences de sept hommes aux destins extraordinaires, qui ont sillonné le monde. Le point commun entre ces hommes est d’avoir croisé la route d’une femme atteinte d’un bec de lièvre, néanmoins troublante au plus haut point. Chacun d’eux en sera puni, en quelque sorte et en latin dans le texte.

Pas de doute permis, ce bouquin est bien écrit, dans un langage soigné à l’extrême. Chacune des histoires s’avère documentée et riche d’enseignements. Pourtant quelque chose cloche, comme l’excès de perfection, peut-être. Un excès qui deviendrait une maladresse. Car chacune des sept victimes s’exprime de la même façon, pour le moins ampoulée. Quand on ajoute à cela la similitude de la créature à l’origine de leur trouble, l’impression d’une routine s’installe. Hélas, sept fois hélas.

Note: ★★½☆☆