Top Albums 2015

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LES TOPS DES RÉDACTEURS

Morgan BIZET

Contrairement au cinéma, il est plus délicat de choisir dix meilleurs albums dans cette année 2015 riche en bonheur musical. Il y a certes quelques albums qui se détachent nettement, de véritables chefs-d’œuvre inouïs, mais globalement il y a un gros contingent de perles honorables et offrant toutes plusieurs des plus beaux moments musicaux de l’année. Il s’agira donc d’abord de faire mention de ces – dix-huit – injustes absents de l’élite de 2015.

Dans l’ordre alphabétique :

Bell Witch – Four Phantoms
Clarence Clarity – No Now
Courtney Barnett – Sometimes I Sit And Thing, And Sometimes I Just Sit
Erykah Badu – But U Caint Use My Phone
F.K.A. Twigs – M3LL155X
HEALTH – DEATH MAGIC
Jamie XX – In Colour
Kamasi Washington – The Epic
Lil Ugly Mane – Third Side Of Tape
Liturgy – The Ark Work
Sleater-Kinney – No Cities To Love
Sufjan Stevens – Carrie and Lowell
Tame Impala – Currents
Thundercats – The Beyond Where The Giant Roams
Viet Cong – Viet Cong
Young Thug – Barter 6 / Slime Season Part 1 & 2

Et maintenant le top 10 :

10- Future – DS2
Si 2015 est très certainement l’année de Young Thug, présent partout et livrant quelques-uns des meilleurs albums de l’année, il y a un autre extraterrestre du Rap qui a fait mieux : Future. DS2 est seulement son troisième album, mais entre-temps il a su se montrer prolifique à coup de mixtapes bancales et de featuring plus ou moins pertinents. On pensait le natif d’Atlanta au flow abstrait dans le creux de la vague, mais 2015 nous a prouvé le contraire. Après une mixtape encourageante, DS2 sorti cet été dans un relatif anonymat est tout simplement son meilleur opus à ce jour. Une œuvre Trap sombre et unique, à la forme presque poétique.

9- Vince Staples – Summertime ’06
Le Hip Hop West-Coast est en forme en 2015 (regardez qui est premier !) et le jeune prodige du collectif Odd Future est certainement la révélation de l’année. Après nous avoir balancé un EP Prometteur fin 2014 avec l’immense tube Blue Suede, on ne s’attendait pas à le revoir de sitôt, et encore moins avec un double album ! Pourtant il gagne le pari haut la main avec une œuvre homogène et cohérente, nostalgique qui rappelle étrangement un certain Good Kid, M.a.a.d City de Kendrick Lamar, album de l’année 2012. C’est que la production est fantastique (Clams Casino et No I.D.) et les textes intelligents et mélancoliques. Le Rap Game peut dorénavant cocher un nouveau nom dans sa liste d’artistes qui comptent.

8- Joanna Newsom – Divers
Drôle d’objet que ce 4ème album de la belle Californienne. Contrairement à ses trois prédécesseurs, le charme ne fut pas immédiat. Était-ce dû à la disparition de ce timbre si particulier et clivant au profit d’un chant plus maîtrisé et majestueux par moments ? Ou alors un manque d’inspiration dans les compositions d’habitude si complexes mais magiques de Joanna Newsom. Mais ce n’est pas un hasard si elle joue le rôle d’une certaine Sortilège dans le très bon dernier film de Paul Thomas Anderson, Inherent Vice. Divers agit comme un charme de sorcière, il nous enivre de son atmosphère particulière, presque psychédélique et progressive, pour ne plus jamais nous lâcher. Et comment ne pas s’émerveiller devant le morceau éponyme et sa tension dramatique ? Joanna Newsom s’en va découvrir de nouveaux horizons et ceci pour notre plus grand plaisir et pour le bien de la musique en général.

7- Death Grips – Jenny Death
Qu’est ce que c’est que ça ? Du Hip Hop ? Du Metal ? De l’Electro ? Eh bien non c’est Death Grips ! Le groupe de Hip Hop expérimental qui s’était auto-proclamé mort l’année dernière, ce Jenny Death devant être leur dernière œuvre, n’a jamais paru autant vivant. Pourtant la première partie du dyptique The Power That B qu’elle forme avec Jenny Death avait pas mal déçu. Pire encore, l’album instrumental sorti en janvier frôlait la catastrophe. Mais Death Grips est un phénix, qui aime jouer avec la mort et en s’y frôlant il en revient plus fort. Faisant la part belle aux vrais instruments et à une savante utilisation des sonorités électroniques, Jenny Death est le second meilleur opus de leur discographie (derrière l’intouchable The Money Store). Très mélancolique, porté par un « On GP » presque larmoyant, cet album m’a bouleversé, et ouvre de nouveaux horizons pour la bande à Mc Ride, Zach Hill et Andy Morin. Un trio qui a d’ores et déjà annoncé une sortie pour 2016 au nom prometteur, Bottomless Pit (littéralement « puits sans fond »).

6- Prurient – Frozen Niagara Falls
Un peu à la manière de Ben Frost l’année dernière, Prurient, avec Frozen Niagara Falls, livre son œuvre la plus aboutie tant en termes de recherche formelle que dans le fond, avec un album mélancolique consacré à New York. De la musique exigeante, violente, torturée mais bourrée de moments de grâce quasi-christiques. Et surtout un Dragonflies To Sew You Up qui ne ressemble strictement à rien d’autre dans l’histoire de la musique. Enfin, Dominick Fernow accède enfin à la renommée critique qu’il mérite avec Frozen Niagara Falls après presque vingt ans de carrière consacrés à la Noise. C’est beau.

5- Björk – Vulnicura
Le papillon doit être l’animal de l’année (cf le numéro un), puisque la renaissance qu’a connue l’artiste Islandaise en 2015 ressemble à s’y méprendre à la mue de la chenille. La chenille c’était la Björk des dix dernières années, une femme engagée, aux revendications claires, portées sur l’écologie, les inégalités pays du Nord/Tiers-monde et le féminisme. Medulla, Volta et Biophilia tentaient à chaque fois de revendiquer les belles idées de Björk d’une manière originale et différente. Mais hélas la qualité n’était que très rarement au rendez-vous et Biophilia et son projet démesuré d’opéra futuriste et universel transpirait le mauvais goût. C’est triste, mais il a fallu attendre une déchirure amoureuse et familiale pour que l’artiste féminine, plongée dans une violente introspection, change de direction et revienne à ses fondamentaux (la Art Pop électronique), tout en s’entourant d’artistes presque avant-gardistes (Arca et The Haxan Cloak). Première claque de 2015, Vulnicura résonne toujours aussi profondément dans nos cœurs, mais reste un album difficile à écouter tant l’intimité qui le compose fait souffrir son auditeur.

4- Grimes – Art Angels
La bouffé d’air frais de 2015. Grimes faisait son grand retour après un rendez-vous manqué l’année dernière (album annulé parce que décevant, selon ses propos) et surtout un magique Visions sorti en 2012. On savait le goût prononcé de la Canadienne pour la culture Geek, la musique électronique exigeante, les icônes Metal des nineties, mais aussi pour la Pop, de Janet Jackson à Katty Perry, en passant par Rihanna et Mariah Carey. Eh bien il ne fallait pas être surpris de voir toutes ces influences jaillir dans le génial Art Angels. La Synth Pop raffinée, mi-rétro mi-moderne de Visions laisse cette fois sa place à une musique ouvertement plus Pop mais finalement loin d’être commerciale. Ecoutez Kill V. Maim si vous n’êtes pas d’accord ! Si Grimes fait son entrée dans le paysage de la Pop, elle y reste en marge, aux confins d’une galaxie gouvernée par Taylor Swift, Charli XCX ou Carly Rae Jepsen. Et si la vraie icône féministe du genre c’était bien cette faussement frêle jeune fille étrange, plutôt que ces chanteuses de stade – certes non dénuées de talent. Tremblez, la vraie Queen of Pop arrive !

3- Deafheaven – New Bermuda
Groupe le plus décrié du milieu Black Metal, avec leurs comparses de Liturgy, les ex-hobos californiens continuent de construire une œuvre unique qui s’amuse à tordre les barrières encombrantes du genre. New Bermuda fait suite au déjà monstrueux Sunbather et parvient même à faire l’exploit de le dépasser. Un faux retour aux sources avec un opus aux couleurs globalement plus sombres (comparez les pochettes des deux albums), mais surtout une nouvelle exploration des possibilités qu’offre le Metal le plus extrême. Ici on croise une intro Folk et lumineuse qui se transforme en riffs dignes des meilleurs Metallica ; une intro à la violence Slayeresque se dissipant en mélodie touchante au piano ; ou un titre de Post-rock presque Pop se terminant sur des chœurs rappelant les tubes d’Oasis. Le meilleur album de Metal depuis le Leviathan de Mastodon en 2004 ! Enfin le genre se réaffirme et montre ses capacités de renouvellement !

2- Oneohtrix Point Never – Garden Of Delete
Ne cherchez plus ! On tient notre Aphex Twin des temps modernes. Bien que le retour du génie anglais est l’une des plus belles choses qui soient arrivées à la musique depuis des années (ce que confirment les bons EP qu’il a sortis en 2015), Daniel Lopatin incarne son pendant le plus contemporain. Oneohtrix Point Never, son meilleur alias, ne cesse de nous donner le tournis à chaque sortie, depuis bientôt 10 ans (je ne me suis jamais totalement remis de Replica, meilleur album de 2011). Garden Of Delete continue l’évolution amorcée avec R Plus Seven (2013) et offre un magnifique recueil de poésie électronique et expérimental dédié à l’adolescence. Et c’est bien moins consensuel que la nostalgie bien léchée de Hurry We’re Dreaming de M83. Inspiré par sa tournée américaine avec Nine Inch Nails et Soundgarden, l’Américain s’est rappelé à ses années 90 et insuffle dans G.O.D. une énergie presque Rock et Pop. Si l’ensemble ressemble toujours à ce collage abstrait, des structures plus évidentes se laissent deviner dans chaque morceau et on se surprend même à bouger la tête. Un virage déjà passionnant qu’on a hâte de voir se poursuivre.

1- Kendrick Lamar – To Pimp A Butterfly
Sans surprise, l’album de l’année est ce troisième opus miraculeux de Kendrick Lamar, To Pimp A Butterfly. Miraculeux, parce qu’il fait revivre, à l’heure des mixtapes et des compilations, l’idée de l’album comme un tout, comme une œuvre cohérente semblable à un tableau d’artiste. D’une logique phénoménale (chaque morceau se fondant dans le suivant à la manière d’un DJ set parfaitement mené), To Pimp A Butterfly est surtout un temple mythologique. Cette mythologie que garde et fait revivre Kendrick lamar, c’est l’histoire de la musique afro-américaine, du Blues au Hip Hop, en passant par le Jazz et la Soul. D’où l’impression d’un album rétro, mais tellement plus profond. L’album peut se targuer d’une production plus que parfaite, moins portée sur le tube que sur des ambiances presque abstraites à chaque fois renouvelées d’un morceau à l’autre. On retrouve les habitués Sounwave et Terrace Martin, mais les nouveaux venus sont tout aussi impressionnants : Flying Lotus, Thundercat et Kamasi Washington. En bref, une vraie claque musicale, consciente et intelligente, au storytelling prodigieux à faire passer le concept de Good Kid, M.a.a.d City pour un vulgaire Marc Levy. Kendrick Lamar for president !

Tony COELHO

Cette année encore, les nouveautés et les découvertes se sont faites rares… Est-ce dû à moins d’attention, de curiosité, ou à un auto-centrage sur ses propres goûts ? Peut-être. Cela dit,ce n’est pas faute d’avoir écouté des nouveautés. Et passer en si peu de temps du défricheur au passéiste laisse tout de même un peu perplexe. Alors on verra sans doute l’évolution l’année prochaine. En attendant, cette année 2015 a plutôt été conservatrice.
Parlons des absents rapidement, pour signaler tout de même quelques artistes qui ratent le coche. À commencer par les découvertes donc, comme Jeanne Added qui aura malheureusement sans doute manqué d’écoute pour pénétrer le classement et Kid Wise qui produit un bel effort, mais qui n’atteint pas le top 10. Côté attente, les très bons Ought et les Américains de Allah Las n’ont pas autant charmé cette fois sur leur deuxième effort. Ensuite, la grosse production Foals a perdu de sa force d’antan sans pour autant sombrer. Leur dernier opus vaut le détour, mais il y a mieux cette année. C’est le même constat pour Beach House, Rone ou encore The Soft Moon.
Du point de vue des déceptions, notons les albums de Death Cab For Cutie, The Go ! Team et des Chemical Brothers qui ont fait un très court passage sur laplatine. José Gonzales, très attendu également, reste trop plat.
Cette année était marquée par le retour de pointures comme Blur ou Bjork. Tout comme Foals, mais en moins intense, ces albums sont plutôt bons, mais n’entrent pas dans le classement. Nous pouvons y ajouter The Dodos, Beirut, ou encore Gaz Coombes. De son côté, Dominique A a surtout le malheur de ne pas avoir égalé la performance de Vers les Lueurs…
On pourrais en citer bien d’autres et dans quelques mois constater qu’on a loupé tout un tas d’albums, comme celui de The Twilight Sad l’année dernière par exemple… Mais ne donnons pas trop d’importance à tout cela. Après tout, ce n’est qu’un avis parmi tant d’autres !
Place au classement !

1 – EL VY – Return To The Moon
Depuis la première écoute de cette pseudo-nouveauté, impossible de se détacher de l’album écouté quasi quotidiennement. Tout est parfaitement maîtrisé, il y a beaucoup d’arrangements, Berninger a simplement une voix magnifique et la ligne de basse est à tomber ! C’est un sans-faute réalisé sans trembler, il n’y a rien d’autre à faire que de prendre plaisir à écouter.

2 – Ghostpoet – Shedding Skin
Déjà cité en 2013 dans le classement, Ghostpoet fait mieux que de rester à niveau : il progresse ! Avec ce nouvel album, il se transcende encore plus, produisant des chansons plus puissantes et toujours aussi chargées d’émotions, le tout en gardant ce phrasé si particulier. Mariant les styles avec grâce, Ghostpoet mérite d’être mis bien plus en avant et de prendre plus de place dans ce monde musical.

3 – Hot Chip – Why Make Sense ?
Ce n’est sans doute pas le meilleur opus de Hot Chip, mais franchement il contient de petites pépites imparables comme toujours. Impossible de rester impassible devant ces tubes en puissance. Calibré pour sonner fort et très dansant en concert, Hot Chip passe définitivement le cap de groupe culte dans son style. Si toutefois on peut leur définir un style.

4 – Ratatat – Magnifique
Un jour peut-être, Ratatat ne parviendra plus à produire de tube. Un jour, peut-être. En attendant ce jour, savourons ces hits devenus incontournables en un rien de temps. Si les grincheux disent que c’est toujours la même chose, nous céderons volontiers au plaisir de l’écoute plutôt que de regarder les autres danser dans leur coin. La qualité est là, profitons en.

5 – Jacco Gardner – Hypnophobia
Le premier album était déjà remarquable, le deuxième l’est tout autant. Produisant des chansons se démarquant des productions stéréotypées du moment, ce faux air des années 70 rafraîchit tout autant qu’il divertit. L’ensemble de l’album se tient bien, on l’écoute de bout en bout sans se lasser. Cet univers est plaisant et on en redemande.

6 – Tame Impala – Currents
On a accroché sur le tard au premier album de Tame Impala, mais ce deuxième opus a convaincu tout de suite, notamment grâce à son premier titre Let It Happen qui nous a emprisonné pendant de longues journées. Si l’album est plus inégal que le précédent, il a le mérite d’en être très différent, tout en maintenant une qualité impressionnante, car les tubes sont bien au rendez-vous.

7 – Sleeping Sheep – Not Real
Au gré de nos pérégrinations musicales, nous sommes tombé sur Sleeping Sheep qui, mine de rien, a très régulièrement tourné sur la platine. Le style est atypique, très différent des carcans habituels et c’est clairement ce qui a attiré notre attention. Cela n’aurait pas été le cas si la qualité intrinsèque des compositions n’était pas au rendez-vous. Cet hybride mérite le détour, même s’il ne plaira pas à tout le monde.

8 – Viet Cong – Viet Cong
À défaut d’être dans les meilleurs concerts de l’année, les Canadiens se retrouvent tout de même dans les meilleurs albums, car leur post punk un peu fou et très énergique a produit des titres des plus intéressants. Un groupe assez intransigeant, ça fait toujours du bien, notamment quand la maîtrise est au rendez-vous.

9 – Django Django – Born Under Saturn
Ce groupe un peu à part dans le monde musical avait déjà fait sensation par le passé. Avec ce nouvel opus, il transforme l’essai avec talent. Certains titres de cet album sont d’ores et déjà connus par tout le monde sans réellement savoir que c’est Django Django. Cet originalité est rafraîchissante et il est toujours agréable de voir un artiste qui crée son univers plutôt que de se contenter d’en reproduire un.

10 – Belle And Sebastian – Girls In Peacetime Want To Dance
Même si ce n’est certainement pas leur meilleur album, la carrière déjà longue de Belle and Sebastian et leur expérience leur permettent de continuer à distiller des petits moments magiques. Sans être pour autant des tubes, leurs compositions restent toujours très travaillées et pleines de sensibilité. Ils en ont encore sous la pédale !

Yannick LACOMBE

1- Carrie & Lowell – Sufjan Stevens
2- What went down – Foals
3- Why Make Sense – Hot Chip
4- Shedding Skin – Ghostpoet
5- The Magic whip – Blur
6- Currents – Tame Impala
7- Chemicals – The Shoes
8- Be sensational – Jeanne Added
9- Get to heaven – Everything everything
10- In colour – Jamie XX

Jean-Luc LE GUENNAN

1- Ones and sixes – Low : C’est beau, c’est bon, écoutez-en
2- Inji – La Priest : Purple Pop
3- Shedding Skin – Ghostpoet : Un flow furieusement rock
4- Elephant Love – Ropoporose : Fresh New Quality 100% Made in France
5- Contrepoint – Nicolas Godin : Air, mais en mieux
6- Carrie & Lowell – Sufjan Stevens : Un peu de douce Folk dans ce monde de brutes
7 Secret in the dark – Monika : Dedans et à côté, facile et déroutant
8 Return to the moon – El Vy : Pop pas si Popu
9 Hypnophobia – Jacco Gardner : Une valeur montante, très prochainement une valeur sûre
10 Eléor – Dominique A : A l’ombre des Lueurs

Nicolas MOUTON-BAREIL

1. The Pale Emperor -Marilyn Manson- Cooking Vinyl
Parce que Slave Only Dreams to be King.

2. Epitaph- Moriarty- Air Rytmo
Parce que la voix de Rosemary Standley. Parce que Éric Tafani était au Bataclan le 13 novembre dernier, qu’il a été gravement touché au bras et que c’est difficile pour un batteur.

3. Vulnicura-Bjork- One Little Indian
Parce qu’elle est folle et que plus tard dans l’année est sorti le très joli Vunicura String.

4. Ibeyi-Ibeyi-XL Recordings
Parce que les chansons rythmées sont hypnotiques et les autres… Chiantes.

5. The Journey-Tumy and Chinese Man-Chinese Man Record
Parce que l’amertume d’un rappeur sud Africain ça fait acide dans les oreilles et ça chauffe le cœur.

6. The Day Is My Enemy-Prodigy- Verigo Berlin
Parce que c’est noisy et on a plus l’habitude. Parce que c’est joli, les renards dans les clips.

7. Stylus-William Sheller- Mercury Universal
Parce que c’est exigeant et hors du temps.

8. Nos histoires-La Grande Sophie- Polydor
Parce que la chanson Maria Yudina me fait penser à la plage des Montilles dans l’Aude (ne me demandez pas pourquoi).

9. Real Blues – St Germain- warner Music
Parce que c’est sympa, quand on prend un bain.

10. Girls in Peacetime Want to Dance-Belle and Sebastian -Matador Records
Parce que c’est un top-dix, alors il faut bien trouver dix albums.

Frédéric RACKAY

1 – Kendrick Lamar – To pimp a butterfly
2 – Low – Ones and sixes
3 – Jeanne Added – Be sensational
4 – Viet Cong – Viet Cong
5 – FFS – FFS
6 – Sufjan Stevens – Carrie & Lowell
7 – Blur – The magic whip
8 – Dominique A – Eleor
9 – EL VY – Return to the moon
10 – Aline – La vie électrique

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