Entretien avec Michael Gira

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Le 15 avril dernier, Michael Gira, célèbre frontman du monstre expérimental Swans depuis trois décennies déjà, était venu faire un tour au Point Ephémère pour un concert en solo. Après avoir écouté le 13ème album tant attendu de Swans, The Glowing Man, deux mois avant sa sortie, ce fut l’occasion rêvée de croiser sa route dans la moiteur des coulisses (où suintait un fromage français dont Michael ne raffolait apparemment pas) à quelques minutes de sa montée sur scène. Une interview fleuve, aux airs de discution passionnée où l’impressionnant artiste – autant par son aura que par sa taille – se montrait sous un jour bien différent de ce qui se disait dans les années 1990. Loquace, avenant, Michael Gira semblait apaisé et serein, comme si après un long tunnel de 35 ans, il avait fini par trouver qui il était vraiment.

Versatile Mag : Michael, vous êtes ce soir à Paris (Point éphémère) pour une représentation en solo. Que vous apporte ce type de concert – que vous perpétuez alors même que Swans est ressuscité depuis 2010 – en tant qu’artiste ?

Michael Gira : C’est quelque chose que j’ai essayé de faire en 2000, et c’était juste une sorte de test parce que j’avais composé sur une guitare de nombreuses chansons depuis 1986/1987. C’était donc le moment de voir si je pouvais jouer, seul, avec uniquement une guitare, sans « volume ». Juste ma voix, un bout de bois (rires) et voir ce que je pouvais provoquer. J’ai donc continué à faire ça depuis. Au début c’était un peu gênant et sûrement pas très bon, mais je crois que je suis devenu bien meilleur aujourd’hui. Pour moi c’est comme le challenge ultime, d’être capable de jouer de la musique ainsi. C’est comme prendre deux pierres, les marteler l’une contre l’autre et chanter. Le but c’est d’être élémentaire et voir comment ça marche. J’adore faire ça.

Certes, mais Swans n’est-il pas aussi élémentaire, très rêche et primitif ? Vos concerts solos et ceux avec The Angels Of Light (groupe folk de Michael Gira après la séparation de Swans dans les années 1990, ndlr), ont apporté quelque chose de neuf à la renaissance de Swans. Les morceaux sont basés autour de structures plus complexes et mélodiques.

Je ne sais pas, parce que notre musique a toujours été structurée mais la grande différence dans notre musique depuis le retour de Swans, et ceci depuis 4 albums – ou plutôt 3 en vérité – c’est qu’elle prend vie à travers nos performances live. On débute une tournée avec de nouvelles compositions à jouer et elles sont alors très basiques. Et plus on les joue, plus elles évoluent, changent, se métamorphosent et, après plus de 16 semaines de concerts, ce qu’on a se retrouve être totalement différent du matériel de base. C’est un processus de découverte, de proposition mais aussi de discipline. Car on retourne souvent en arrière et on creuse des choses constamment en mutation. C’est nécessaire. Donc il y a une forme mais cette forme est toujours ouverte au changement. Cela a été une nouvelle chose pour moi de composer de cette façon, et ce fut certainement un des éléments les plus excitants du travail avec ce groupe de cinq autres membres.

Puisque les concerts font partie du processus de composition, comment ce type de matériel passe-t-il du live au studio ?

Dans le nouvel album (The Glowing Man, sortie le 17 juin) il y a quatre titres qui ont été joués en live dans le but que je viens de décrire et quatre autres que j’ai composés à partir d’une guitare acoustique et que j’ai amenés au studio. On a répété ensemble certains de ces titres, je les ai d’abord enregistrés avec le batteur, puis on les a sur-travaillés et reconstruits au fur et à mesure. C’est une autre manière de faire, un travail plus… intellectuel d’une certaine façon, moins physique. On les conçoit de manière abstraite, à partir de rien et non pas au sein d’une effervescence musicale comme une tournée. Ce sont deux manières de composer et enregistrer qui se valent et je trouve ça intéressant qu’elles se retrouvent à l’intérieur du dernier album. Cela crée une juxtaposition de sons différents.

Le groupe a commencé à jouer de la musique il y a environ 30 ans…

35 ans ! Et j’ai crée mon premier groupe en 1978, ou peut être en 1977.

Le son propre au groupe a connu de nombreuses variations et évolutions au fil des albums. Est-ce lié à une ouverture d’esprit strictement musicale et artistique ou avez-vous aussi vécu des changements dans votre manière de pensée ?

C’est une expérience très forte qui a besoin de changer et grandir, ou alors pour moi ce serait ennuyant. J’ai l’habitude à chaque fin de tournée ou de la composition d’un album de réaliser qu’il y a le potentiel de produire quelque chose de nouveau qui n’avait pas été fait avant. C’est l’occasion d’avancer et de laisser le reste en arrière. Pour moi ce processus de se projeter sans arrêt en avant a toujours été essentiel,. Une des raisons qui me pousse aujourd’hui à changer ce groupe après la prochaine tournée (Swans continuera mais sous une nouvelle forme, ndlr) est que je ne sais pas jusqu’où on pourrait aller plus en avant que l’on est déjà. On est tous tellement à l’aise les uns avec les autres qu’il est fort probable qu’on ne puisse pas aller plus loin. Et, bien que je les aime tous, je suis quelqu’un d’assez égoïste (rires) et je veux être mis au défi d’une nouvelle manière. Mais ils ont tous une vie et plusieurs choses en parallèle donc ce n’est pas comme si je leur disais « fuck off ». Je les aime mais j’ai envie d’être dans une position totalement incertaine et inconfortable.

Paradoxalement, à l’écoute vos derniers albums, on a l’impression qu’il y a une connexion très forte avec le Swans des débuts, de Filth notamment. Certains éléments sont toujours présents, comme les répétitions à l’excès qui composent la musique de Swans, mais aussi un son percutant et puissant. Diriez-vous qu’il y a quelque chose qui constituerait l’ADN de Swans ?

C’est vraiment dur pour moi de le dire car je suis à l’intérieur de Swans. Je ne me rappelle même plus qui était la personne qui a fait le premier album, je ne la connais plus maintenant. Je crois que pour moi l’unique constante serait cette tendance à toujours se remettre en question, avec passion.

The Glowing Man débute avec deux magnifiques chansons, Cloud Of Unforgetting et Cloud Of Unknowing que vous comparez à des prières. Plus généralement, le rapport de Swans à la religion paraît ambigu. Au delà des paroles, et la figure de Dieu si présente, la musique elle-même revêt un caractère sacré, transcendant. Quel est votre propre rapport à la religion ?

Euh… Il n’y en a pas vraiment (rires). Bien sûr, aujourd’hui je lis beaucoup de choses à propos de la religion. Et puis je médite. Je suis plus enclin au spiritualisme et je pourrai me définir comme un Bouddhiste. Le bouddhisme n’est pas vraiment une religion en fait. Certaines personnes disent que ça n’en est pas une, parce qu’il n’y a pas de Dieu. C’est plus une question de conscience du monde. Mais je suis très intéressé par la catharsis et le mysticisme catholique. Je suis en train de lire Saint Jean Delacroix et Saint Augustin. Cloud Of Unknowing est d’ailleurs un livre qui a été écrit par un moine catholique au XIVe siècle. Le livre parle de catharsis. Il apprend à son disciple, un moine plus jeune, comment prier, comment ne faire qu’un avec Dieu, avec le Divin. Et c’est beau ! C’est finalement très proche du Bouddhisme. La chose qui traverse la plupart des religions, c’est ce désir d’atteindre un état de conscience universelle, de pureté et d’amour. C’est la plus belle chose à propos de la religion. Bien sûr, en tant qu’êtres humains, on interprète beaucoup trop souvent les religions de manière stupide. On ne la réduit qu’à de la morale, des commandements. C’est la mauvais facette des religions alors que la pureté de l’âme – quand on s’intéresse profondément à ce que c’est – parle finalement de l’élément le plus important chez l’homme, l’amour. C’est ce qui nous constitue.

Quand je vous vois sur scène, vous ressemblez curieusement à une sorte de de metteur en scène. Les membres du groupe se muent en casting.

C’est vrai.

L’écoute de The Glowing Man permet de ressentir ce côté cinématographique de votre musique. C’est assez facile de poser des images sur chaque son. Est-ce que le cinéma est une influence pour vous et votre musique ?

Oui, bien sûr. Mais quand je compose une musique, je ne me pose pas sur une chaise et me dis que je veux que cette chanson sonne comme ce film. Mais depuis 1987, quand on a fait Children of God, je réfléchis à la production d’albums comme des bandes originales, avec toutes ces dynamiques et oppositions de textures et de sons. J’essaie de construire un monde à l’intérieur d’un titre et ça peut changer comme dans un film. C’est devenu naturel pour moi. Mais je crois finalement que c’est le même genre de chose que faisaient les Beatles dans Sgt. Peppers, ou plus particulièrement sur le White Album et le Magical Mystery Tour. Il y a un travail autour de certaines textures tout à fait différentes. J’adore ça. C’est ce que j’essaie de faire.

Cloud Of Unknowing fait ressentir tout un tas de tensions, silences, une juxtaposition d’évènements sonores qui fait penser au montage de séquences, voire de mini-films entre eux.

Tout à fait. C’est exactement ça.

The Glowing Man est le dernier opus de cette version de Swans, certains morceaux ont été composés comme de « beaux adieux ». C’est une œuvre pleine d’amour, peut être même plus que To Be Kind où le terme était souvent répété. Mais celui-ci est peut-être votre album le plus « aimant ». Il y a ce titre que vous avez écrit avec votre femme, Jennifer. Depuis The Seer, il y a clairement cette idée d’une traversée des ténèbres mais sous une forme d’ascension vers la lumière dont The Glowing Man serait l’apothéose. Il est épique mais en même temps calme, apaisé. C’est clairement l’album le plus « beau » dans le sens esthétique du terme de Swans. C’est votre conception de la beauté ?

C’est fort, merci beaucoup. Les premières années de Swans, ce côté violent et laid, je le conçois comme faisant partie de ce même processus de repousser les choses superficielles au loin et d’atteindre une sorte de vérité. Par exemple, si tu regardes ces gravures de Goya, Les Désastres de la guerre, l’acte esthétique en lui même est très positif, voire spirituel d’une certaine manière. Alors que ce qui est représenté est horrible. Il y a aussi cette peinture de Matthias Grunewald, Le Retable d’Isenheim, qui a été fait à l’époque de la Peste. On y voit le Christ crucifié, et les gens en-dessous de lui, qui se volent et se battent entre eux. Cette magnifique peinture est dans la même veine. Tout ça fait partie de la vie, l’horreur, le désespoir, et l’acte esthétique d’en faire quelque chose beau et puissant, c’est transcendant. C’est l’essence de l’art. Alors qu’aujourd’hui, les gens pensent de manière simpliste, manichéenne. Ils ne verront que les ténèbres dans ces peintures, vont les réduire ainsi. Pourtant ça fait partie de la vie, et il y a quelque chose de plus grand derrière.

The Glowing Man est sûrement votre chanson la plus transcendante. Il y a des vibrations psychédéliques voire chamaniques qui rappellent la musique de Can…

Bien sûr j’adore Can, mais nous ne nous sommes pas assis et dit que nous allions sonner comme Can.

Le « Joseph » dans The Glowing Man, rappelle la métaphore du singe dans Le Festin Nu de William Burroughs. L’auteur, dans la préface, y assimile l’addiction à la drogue à un singe accroché au drogué et qui lui grignote la nuque, c’est l’état de manque.

J’ai lu ce livre il y a 40 ans et je vois Joseph comme un autre moi. C’est ma chair secrète, le passager sombre qui parfois me traverse et compose des chansons ou qui me rend fou. Et c’était une façon de parler de lui et à la fin du titre il y a une sorte d’explosion : C’est l’homme embrasé (The Glowing Man).

Vous êtes ce fameux « homme embrasé » ?

C’est vraiment intéressant parce que Burroughs perçoit le singe comme une partie de lui même. J’ai lu beaucoup de biographies qui lui sont consacré, et j’ai découvert qu’il pensait qu’il était possédé par un démon depuis qu’il était jeune. Et il avait aussi un nom pour ce démon, je crois que c’est… la bête laide (ugly beast) ou quelque chose du genre. C’était au fond de lui et il la combattait pendant toute sa vie.

J’ai lu quelque part que vous avez écrit des nouvelles…

Oh, c’est vrai, j’ai écrit plusieurs courtes histoires que j’ai regroupé au sein d’un livre, The Consumer. Je crois que c’était en 1991/1992… ou peut être plus tard.

En tant que parolier et donc écrivain, est-ce que vous vous sentez proche de la littérature ou de certains romanciers dans votre approche des textes de vos chansons ?

Oui, totalement, j’ai notamment écrit quelques titres dans l’album Love Of Life après avoir lu plusieurs romans de Jack London. Il y a d’ailleurs une nouvelle qui se nomme Love Of Life. J’ai aussi écrit une chanson, Kosinski pour The Angels Of Light après avoir lu une biographie sur Jerzy Kosinski l’écrivain. J’ai composé un autre morceau avec The Angels Of Light, Other People qui concerne la bataille de Stalingrad. J’avais été frappé par l’héroïsme, des deux côtés (russes et allemands). Toute la terreur et horreur qu’ils ont du faire face. J’ai écrit le titre après avoir lu de nombreux ouvrages autour de ce moment tragique de l’histoire. Il y a aussi Toussaint Louverture (dans To Be Kind) que j’ai écrit après avoir lu une biographie sur Toussaint, le révolutionnaire haïtien.

Il a remarquablement combattu les français d’ailleurs.

Cette période du XVIIIe siècle est l’une des plus sombres à propos de la cruauté, des deux côtés. Les esclaves au sein des plantations étaient constamment torturés. Toussaint était un visionnaire. Il a été affranchi et bénéficié lui même d’une habitation pour produire du café. Il en a profité pour lire certains classiques, que certains riches fermiers lui avaient donnés, Machiavel, notamment au sujet de la guerre. C’est en partie pourquoi il est devenu un si puissant Général. Il s’est construit de lui-même, de ses souffrances, comme un autodidacte. Mais en vérité il était loyal envers le Roi, il voulait rester sous la gouverne de la France au départ et obtenir seulement des droits égaux à toute la population haïtienne. Mais finalement, ils l’ont mis en prison et il y est mort, après la Révolution. C’est une histoire incroyable, l’une des premières grandes révoltes du « peuple noir ». Enfin ce n’était pas la période la plus violente. Lorsque les colons espagnols sont venus en Amérique et qu’ils ont réduit en esclavage les peuples indiens, les conditions de ces derniers étaient tellement horribles que la plupart a préféré se jeter d’une falaise que de continuer à souffrir.

Cette époque semble vous intéresser ?

C’est une incroyable confluence de tous ces faits historiques qui m’inspire et se retrouve dans ma musique.

Le feeling Blues de Frankie M rappelle Just A Little Boy de To Be Kind

Musicalement ? Je ne savais pas, c’est intéressant de voir des avis d’autres personnes. Personnellement, je vois Frankie M comme une chanson Pop.

La musique Blues et Noire est-elle une influence majeur de Swans ?

Je dirai qu’aux premiers jours du groupe, Howlin’ Wolf était ma grosse influence. Je n’y pense plus vraiment aujourd’hui mais il y a ce profond groove sexuel, à la manière d’un James Brown. Tout fonctionne sur « the one » (terme Funk qui définit l’importance du premier beat, censé bâtir le morceau tout entier, ndlr). Si tu as bien remarqué, la musique de Swans a souvent fonctionné de la même manière. « On the one ».

Sur scène vous rappelez un peu James Brown (rires).

Ce n’est pas faux. Bien-sûr on ne vient pas du même monde, mais nous avons chacun un groupe dont nous sommes le leader. Et il a toujours eu à garder un œil sur son groupe alors qu’il était en train de faire sa performance. Leur donner moins d’argent s’ils faisaient une erreur (rires). Mais je ne suis pas comme ça. Néanmoins j’aime ce rôle. C’est rusé parce qu’en vérité je joue avec d’excellents musiciens mais j’ai ma vision. Parfois je la découvre sur scène, instinctivement, mais je dois la leur décrire. J’attends qu’ils donnent aussi une impulsion. Je dois juste constamment faire attention à ce que ça se passe à l’instant T et donner une forme à tout ça. C’est mon rôle.

Dans The Glowing Man, on peut entendre de nombreuses voix féminines, et pas uniquement celle de votre femme. C’est un joli pied de nez aux critiques qui vous définissent comme un groupe plein de « testostérones », et qui ont d’ailleurs oublié la présence de Jarboe au sein de Swans pendant des années. Cette présence féminine fait partie du son du groupe depuis au moins Children Of God. Est-ce que les femmes sont une source d’inspiration ?

Bien sûr ! Quand on part en tournée j’ai souvent pris l’habitude de faire jouer des artistes féminines avant nous. Swans a besoin de cette énergie féminine. La seule raison qui explique l’absence de femme dans cette version de Swans ne se trouve que dans le hasard. Tout s’est fait comme ça. Il n’y avait aucune intention. Quand je jouais avec The Angels Of Light, il y avait deux femmes dans le groupe. J’ai toujours aimé être entouré de femmes, j’adore leurs voix. Quand c’est mixé avec les guitares et le rythme je trouve que ça élève la musique. Dans certaines chanson de Swans, si tu écoutes bien et que tu remplaces les chants féminins par des voix masculines ça deviendrait très sombre et très basique. J’aime donc toujours, même pour un seul morceau, avoir une chanteuse sur chaque album.

Dans le prochain Swans, y aura-t-il plus de places pour des femmes ?

Je ne sais pas, je ne cherche pas forcément à être politiquement correct. Si une personne fonctionne avec l’idée que j’ai du projet dans son ensemble, qu’elle soit un homme ou une femme, elle fera partie du groupe. Ce n’est pas telle ou telle personne qui compte dans Swans, mais la musique avant tout. Le prochain groupe pourrait même être constitué uniquement de quatre singes (rires) !

La pochette de l’album est très intrigante. Les précédentes, notamment The Seer, sont très iconiques et cultes. Quelle est la signification cachée derrière cette image ?

C’est une longue histoire en fait. Ma première intention était d’intégrer des caractères calligraphiques, notamment asiatiques. Surtout chinois, indiens, japonais, tibétains, etc. Il devait y avoir sur chaque « panneau » un caractère censé représenté l’idée du Glowing Man, de la lumière, du feu… J’ai ensuite fait des recherches sur ces fameux caractères et je me suis rendu compte que le tout aurait donné une atmosphère « New Age ». J’ai paniqué. Je ne savais plus quoi faire du tout. Et finalement j’ai dessiné ces images. L’idée était qu’elles ressemblent un peu à des caractères mais sans signification spécifique.

Vous savez que depuis le retour de Swans sur le devant de la scène, il y a une vraie émulation, un public plus large et des critiques unanimes. Mais surtout, plusieurs groupes revendiquent votre héritage. Y-a-t-il des groupes qui vous passionnent aujourd’hui ?

Pas tellement en fait. Ce n’est pas un problème d’époque mais plutôt le mien, car je n’ai pas vraiment le temps d’écouter ce que font les autres, alors je redécouvre beaucoup de vieux trucs. Mais récemment j’ai adoré la musique d’une femme qui fera la première partie du groupe sur de nombreuses dates, Anna Von Hausswolff. Et sinon je dois avouer que j’aime beaucoup Savages, c’est essentiel, c’est très Rock !

Un grand merci à Thomas Rousseau (Boogie Drugstore) pour avoir permis cette interview

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